Printemps des poètes

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Union

Ondule l’arrondi, de cet olivier roi
Sur cette mer d’argent où la houle s’élance,
Piquée de ci de là, de cyprès en partance,
Flèches dressées au ciel, en mouvement de joie.

L’ombre épouse le sol, bleuit la terre ocre,
Volutes, silhouettes, empreintes imposées
Au zénith de sa course, en soleil embrasé,
L’astre par son ardeur, rend l’olivier médiocre.

Écrasé de chaleur le verger s’exaspère
Et l’écorce noircie des troncs en contorsion,
Desséchée et rugueuse en subit l’agression
Trop fort peu abritée de sa feuille légère.

Quand de l’argile rouge s’échappe une cadence
Son, vibration, rumeur, ce besoin de survie
De la terre asséchée toujours inassouvie,
S’élève la chaleur, d’un chant , qui entre en transe.

Alors ! Regardez bien, voyez la farandole,
La ronde tournoyante dans les branches élevées,
La danse, la prière, de ces arbres éprouvés
Qui s’adressent à l‘azur… la nature s’immole  !

Et si vous écoutez, tout vibre d’émotion,
La terre et le soleil dans la même pulsion,
Se découvrent amants, se prennent de passion,
Embellissant, ce jour, dans une ardente union.

Chandylane

Pour voir la poésie et les aquarelles de Chandylane, allez sur le site :http://chandylane.unblog.fr/aaa-aquarelles-sur-lolivier/